Homme, qui es-tu…

Dans cette jungle, on t’a d’abord voulu fort, guerrier, protecteur,
Aujourd’hui il te faut être docile, tendre, compatissant.
On te réclame tantôt lion, tantôt chaton,
On appelle l’ours puis on crie au loup…

Tu jongles entre le viril et le fragile,
Funambule sans filet, sur cette lame de rasoir.
L’Âme elle-même n’a plus sa place sans authenticité,
Dans ce jeu de reflet, les yeux des autres pour seul miroir.
Mais dans la solitude de tes nuits, homme, qui es-tu…

Tu oscille entre tout ce que l’on attend de toi,
Sans savoir vraiment quel est ton Moi,
En quête de ce que tu projettes plus que de ce que tu es,
Car au fond, qui s’en soucie, qui le sait…

Alors tu tais ton Être et porte les masques imposés,
Éjecté d’une case à l’autre sans demi-mesure,
Dans une errance interminable, sans raison ni but.
Homme, qui es-tu parmi les apparences,
Pantin des désirs de chacun, qui n’ose vivre.

Toutes tes couleurs, toutes tes nuances…
Il n’appartient qu’à toi de les rayonner.
Alors abolit les barrières et les murailles,
Libère cette âme d’enfant, d’homme, de père, d’amant…
De Shiva à Shakti, solaire ou lunaire, entre le jour et la nuit,
Le tellurique et le cosmique… Yin et Yang, dissociés ou unifiés,
Incarne toutes les facettes de ta Vérité.

Avance sur Ton chemin, sur Ta réalité.
Puisque quoi que tu fasses tu essuieras les coups,
Autant que ce soit pour risquer d’exister.
Abandonne tes chaînes et ton armure rouillée,
Ouvre-toi dans ta nudité, le cœur et l’âme à nu.

Sois toi, homme, dans toute ta diversité, ta complexité…
Il n’existe aucun moule ni modèle.
Si chaque être se veut unique, pourquoi n’en serait-il pas de même pour toi ?
Homme, tu es ces dégradés infinis d’individualité,
Cet assemblage parfait que le créateur a offert au monde.

Alors relève-toi, Homme, par-delà les craintes et les jugements,
Vibre Ta vérité dans Ta liberté, sois Toi, sois vrai.
Car si nous ne pouvons plaire à tout le monde,
Nous serons toujours aimés par ceux qui nous comprennent.

Dans ce monde de fou où chacun demande à l’autre d’être parfait,
Incarnons nos faiblesses tant que nos forces,
Nos victoires comme nos défaites…

Ainsi sommes-nous,
Car Hommes nous sommes.

Aedán Myrddin (Gabryann)


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Texte partagé par les Chroniques d'Arcturius - Au service de la Nouvelle Terre