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La vie est difficile….

Cela peut paraître banal, mais c’est une grande vérité, l’une des plus grandes ; et ce parce qu’une fois que nous la voyons vraiment nous pouvons la transcender. A partir du moment où nous savons que la vie est difficile, que nous le comprenons, alors elle ne l’est plus ; une fois accepté, ce fait n’importe plus.

grandir en musiqueLa plupart des gens ne voient pas les choses de cette façon. Ils se plaignent, parfois sans cesse, de manière ostentatoire ou implicitement, de l’importance de leurs problèmes et de leurs soucis, comme si la vie était en général facile, comme si elle devait être facile. Ils clament que leurs difficultés représentent une forme unique d’affliction qui n’a pas de raison d’être, mais qui leur a été infligée à eux seuls, simplement parce qu’ils sont eux-mêmes ou qu’ils appartiennent à une famille, une tribu, une classe, une race, etc… Il m’est arrivé à moi aussi d’avoir ce genre de réaction !

Certes, la vie est un ensemble de problèmes ; est-ce que nous voulons nous en plaindre ou bien essayer de les résoudre et apprendre à nos enfants à le faire ?

La discipline constitue notre outil de base et doit être totale pour nous faire parvenir à une solution globale satisfaisante. Faire face aux problèmes est un processus très douloureux. Selon leur nature, ils font naître en nous frustration, peine, douleur, solitude, culpabilité, regret, colère, peur ou inquiétude, angoisse ou désespoir… toutes sensations très désagréables, souvent aussi pénibles que des souffrances physiques, parfois même pires. En fait, c’est parce qu’ils nous font souffrir que nous les appelons des « problèmes ». Et comme la vie nous en pose constamment, elle est toujours difficile, faite de souffrances qui ne doivent pas oblitérer les joies.

En fait, c’est dans la confrontation aux problèmes et leur résolution que la vie trouve sa dynamique et sa signification. Notre attitude à leur égard peut nous valoir la réussite ou l’échec. Ils font appel à notre courage et à notre sagesse ; on peut même dire qu’ils les créent. Et c’est grâce à eux que nous évoluons, mentalement et spirituellement. Nous le savons bien puisque à l’école nous en créons tout spécialement pour développer l’esprit de nos enfants. C’est face à la difficulté, par l’échec ou la réussite que nous apprenons. Comme l’a dit Benjamin Franklin : « ce qui blesse instruit ». Aussi, les gens sages savent-ils non seulement ne pas avoir peur des problèmes, mais aussi les accepter de bon cœur, avec la souffrance qu’ils impliquent.

Mais nous ne possédons pas tous cette sérénité. Par crainte de la douleur, nous essayons presque tous, à des niveaux différents, d’éviter les problèmes ; nous temporisons en espérant qu’ils disparaîtront. Nous refusons de les voir, prétendons qu’ils n’existent pas, ou nous les oublions. Nous prenons même des drogues pour nous y aider. Nous avons tendance à les contourner plutôt qu’à leur faire face, essayons d’y échapper plutôt que d’affronter la souffrance qu’ils nous imposent. Et comme cette attitude est à l’origine de toutes les maladies mentales humaines, nous en sommes donc presque tous plus ou moins atteints. Certains se donneront beaucoup de mal dans l’esquive, se construisant un monde de fantasmes très élaboré, parfois fort éloigné de la réalité et de la raison. Jung l’a élégamment résumé par ces mots ; « La névrose est toujours un succédané d’une souffrance légitime ».

Mais ce succédané lui-même finit par devenir plus douloureux que la souffrance légitime qu’il était censé éviter. Et la névrose devient alors le problème principal. A ce stade, beaucoup essaieront d’éviter cette nouvelle douleur, par accumulation de nouveaux leurres psychiques ; heureusement, certains ont le courage d’assumer leur névrose et apprennent – souvent avec l’aide de la psychothérapie – à surmonter la souffrance. De toute façon, en cherchant à l’éviter, nous nous privons du même coup de l’évolution qu’elle engendre inévitablement. C’est pourquoi les maladies mentales, en bloquant toute évolution, entraînent une dégénérescence de l’esprit.

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Inculquons donc à nous-mêmes et à nos enfants les moyens d’atteindre la santé mentale et spirituelle, c’est-à-dire l’importance de la souffrance et sa valeur, la nécessité de faire face aux problèmes et d’accepter l’expérience de la douleur que cela implique. J’ai dit que la discipline est l’outil de base dont nous disposons pour apprendre à affronter les problèmes e t à les résoudre avec succès, pour s’enrichir et évoluer. En quoi consiste donc ce moyen d’appréhender la douleur de manière constructive ?

En fait, il est multiple et se subdivise en quatre « techniques de souffrance » : retarder la satisfaction, accepter la responsabilité, se consacrer à la vérité, et trouver l’équilibre ; nous le verrons, ces techniques ne sont pas très compliquées et leur pratique ne demande pas un entraînement intensif. Au contraire : les jeunes enfants savent en général les utiliser dès l’âge de dix ans. Pourtant les présidents et les rois oublient souvent de s’en servir, à leurs dépens. Le problème ne réside pas dans leur difficulté d’utilisation, mais plutôt dans la volonté ou non de s’en servir, parce qu’elles impliquent de faire face à la souffrance au lieu de l’éviter. Après avoir examiné chacune d’entre elles, nous nous pencherons dans la deuxième partir, sur ce qui nous décide  les utiliser, c’est-à-dire l’AMOUR.

Extrait de Le Chemin le Moins fréquenté – Apprendre à vivre avec la Vie – Les leçons fondamentales de l’existence de SCOTT PECK aux éditions Aventure secrète. Page 7 – Première partie.

Source : https://prendresoindenosenfantsquantiques.wordpress.com/


Texte partagé par les Chroniques d'Arcturius - Au service de la Nouvelle Terre

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