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Sat Nam, transmis par Gabrielle Isis

La procrastination vient du latin pro, qui signifie « en avant » et crastinus qui signifie « du lendemain » c’est une tendance pathologique à différer, à remettre l’action au lendemain. La plupart d’entre nous procrastinons. Il y en a certains qui procrastinent pour tout, d’autres qui procrastinent seulement dans certains domaines. Il y en a qui procrastinent dans leur travail, d’autres dans les tâches ménagères, pour les travaux administratifs ou tout en même temps. Dans tous les cas la procrastination est une plaie, on se sent rarement bien quand on procrastine, on a au fin fond de notre tête ce sentiment de culpabilité qu’on devrait être en train de faire exactement ce sur quoi on procrastine.

La procrastination est une forme de résistance au flot de la vie. Quand on procrastine on est en résistance à notre propre flot, c’est à dire en résistance à l’appel de notre âme, à l’énergie de l’Univers. C’est cette résistance que l’on ressent qui est à l’origine du malaise que l’on sent quand on procrastine. En fait, il s’agit là d’une accumulation d’énergie qui est bloquée. Tout comme l’eau qui coule le long d’un ruisseau, le flot de la vie est cette énergie qui s’écoule tout naturellement quand il n’y a aucune résistance. Si on met un barrage de pierres dans ce ruisseau l’eau ne s’écoule plus, elle est bloquée et si on attend suffisamment longtemps elle va finir par stagner complètement et devenir une sorte de marais croupissant. C’est la même chose qui se passe lorsqu’on procrastine, l’énergie s’accumule et finit par créer une stagnation dans notre champ énergétique. Plus on procrastine, plus difficile il est de se sortir de ce cercle vicieux. Ces choses qu’on est censé faire et qu’on remet toujours à plus tard, plus le temps passe moins on a envie de s’y mettre. C’est comme une pièce qui devient de plus en plus encombrée avec tout qui s’empile partout, plus ça s’empile, moins on a envie de ranger.

Alors comment sortir de la procrastination, passer à l’action et être dans le flot ?

D’abord il convient de voir à quelle niveau de procrastination on est, débutant ou expert procrastinateur, procrastination aiguë ou chronique ? Est-ce qu’on procrastine seulement dans certains domaines ? Est-ce qu’on procrastine au sujet de notre créativité ? Est-ce qu’on procrastine pour les tâches ennuyeuses ? Il est important de repérer quelle place prend la procrastination dans nos vies. Généralement la procrastination est vue comme une forme de paresse ou d’apathie mais que se cache-t-il réellement derrière ? Il suffit de voir ce que l’on ressent quand on procrastine : de la honte, de la culpabilité, voire de la déprime…En fait la procrastination est la manifestation d’une faible estime de soi, elle n’est en pas la cause mais la conséquence. On se dévalorise, on ne croit pas en soi, on se dit qu’on ne mérite pas, on a du mal à trouver l’enthousiasme et l’énergie pour passer à l’action. Et tout ceci s’auto-alimente et finit par créer un cercle vicieux et on se sent coincé.

La procrastination si elle prend une place importante dans la vie peut être associée à une forme de dépression et d’apathie. Puisqu’on ne s’aime pas, on ne se valorise pas, la procrastination va simplement apporter une pierre en plus à l’édifice de croyances négatives que l’on a vis-à-vis de soi. Ces croyances négatives et ces schémas mentaux nous viennent de l’enfance et des programmes qu’on a reçus de nos parents. L’apathie est un manque d’enthousiasme, dans le cas de la procrastination, enthousiasme pour faire les choses et en retirer une satisfaction. Quand on a un manque d’enthousiasme, même pour les choses qui normalement nous procurent de la joie c’est qu’étant enfant notre enthousiasme spontané a été systématiquement cassé par l’un de nos parents. Il n’était pas bon de montrer de l’enthousiasme. Prenons l’exemple d’un enfant qui saute et court dans tous les sens parce qu’il vient d’avoir une idée géniale pour laquelle il est enthousiaste. Le parent est occupé, n’est pas d’humeur, au lieu d’accueillir cet enthousiasme et se réjouir pour l’enfant il va lui lancer : « Ça suffit maintenant calme toi et retourne dans ta chambre !». L’enfant enregistre cette réaction comme un signal que son enthousiasme n’est pas bon et n’est pas acceptable pour le parent. Il va donc commencer à le refouler. L’autre raison est que l’enfant n’a jamais reçu de soutien de la part de ses parents dans les choses qui lui tenaient à cœur de faire. Par exemple : un enfant demande à prendre des cours de piano, les parents lui disent : « Mais pourquoi tu veux prendre des cours de piano tu ne sais même pas jouer correctement de flûte à bec et en plus c’est trop cher ! ». Là aussi l’enfant va apprendre à refouler ses envies et ses désirs car il a appris que ce n’était pas recevable par les parents. Son estime de lui dégringole, car sa nature spontanée n’est pas accueillie avec amour.

On voit comment à l’âge adulte toutes ces programmations peuvent se transformer en procrastination, en apathie et parfois même en dépression. Alors la première chose à faire si on veut arrêter de procrastiner, c’est travailler sur les croyances liées à l’estime de soi. Aller rechercher la cause de ces comportements et croyances. La deuxième chose c’est de s’inspirer des personnes qui sont dans le flot.

Alors qu’est-ce qu’être dans le flot ?

Être dans le flot c’est quand on est pleinement aligné avec son âme/Moi supérieur/être véritable peu importe comment on veut l’appeler, et donc pleinement aligné avec l’énergie, le flux de la vie. Ce sont des moments où on est à notre capacité maximale, pleinement concentré, pleinement dans l’instant, dans l’expérience de ce qu’on fait et dans la joie. Le temps s’arrête, le monde extérieur n’existe plus. On appelle cela aussi « être dans la zone ». C’est un athlète au pic de sa performance, un musicien qui joue en concert, un peintre qui s’affaire sur sa toile, un écrivain qui déverse ses mots sur la page blanche, un scientifique dans son laboratoire concentré sur son expérience. En fait c’est une sorte de transe.

La troisième chose c’est de faire une liste de toutes nos priorités. Au regard du niveau de procrastination dans notre vie, il peut y avoir pas mal de choses laissées en suspens. Faire une liste avec les choses prioritaires à faire et se fixer un emploi du temps concret pour les faire va déjà nous permettre de sortir tout cela de notre tête. Car quand on procrastine on a le cerveau très encombré.

Quatrième chose, revenir au moment présent. Quand on procrastine on est dans le passé (« j’aurais dû faire ça ») ou dans le futur (« je ferai ça quand.. »). Si on ramène tout dans le présent et qu’on se pose ces questions : qu’est-ce que je peux faire là maintenant dans l’instant pour atteindre mes buts et mes objectifs ? Quelle est la prochaine action que je peux entreprendre là tout de suite ? Etre dans le moment présent c’est aussi être attentif aux excuses que le mental peut trouver pour nous éviter de passer à l’action.

Cinquième chose, apprendre à se valoriser. Surtout après être passé à l’action, se féliciter de l’avoir fait, prendre le temps de ressentir la satisfaction que cela procure d’être passé à l’action. Même si c’est une petite chose à la fois, le fait de se féliciter systématiquement va permettre de nous motiver à faire encore plus de choses. Quand on commence à sortir de la procrastination, qu’on commence à se mettre dans le flot, on commence à ressentir beaucoup de joie car elle est indissociable de cet état. Il est facile de ressentir cela quand on est dans un état créatif, mais on peut être dans le flot même dans l’accomplissement de tâches plus banales. On peut trouver du sens et de la présence dans tout ce que l’ont fait.

Quand on créé un élan de mouvement dans sa vie en passant à l’action, les choses commencent à être de plus en plus fluides, on vit de plus en plus de synchronicités. On se sent bien, heureux de participer à cette expérience car on sort de l’ego et de la conscience du soi. Être dans le flot ne veut pas forcément dire être tout le temps dans l’action, la méditation contemplative est aussi une forme de flot. L’action appelle l’action et bientôt à force de s’encourager et de se féliciter on ressentira de moins en moins de résistance pour faire les choses et de plus en plus de plaisir et de satisfaction à les faire, car on se retrouve dans un état d’alignement avec qui on est vraiment, où tout devient fluide facile et sans effort.

Sat Nam

Gabrielle Isis

Source : https://www.gabrielleisis.com


Texte partagé par les Chroniques d'Arcturius - Au service de la Nouvelle Terre

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