« Si vous êtes séparé de votre corps, vous êtes également séparé du corps du monde, qui ensuite paraît être quelqu’un d’autre par rapport à vous ou séparé de vous, plutôt que le continuum du vivant auquel vous appartenez » –  Philip Shepherd

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« La forêt : Lorencito, à partir de ce jour, je t’interdis de faire usage du mot en « p » pour ponctuer tes phrases. C’est la souillure de la Madre, comme dans « puta madre« . Je sais que tu as déjà fait un effort sur ce point précis de ta manière de t’exprimer, que tu as tenté de remplacer ce satané « putain ! par d’autres locutions plus ou moins euphémistiques. J’ai apprécié ces efforts, j’ai fait preuve de compassion en comprenant la magie qui polluait ton langage quotidien, car je suis ta mère, et mon amour est inconditionnel ; mais dès à présent, c’est terminé : dorénavant, tu feras attention à ce qui sort de ta bouche, c’est un ordre. Parce que c’est de ta bouche que tout se crée; la malédiction, la bénédiction, le verbe créateur.

Chaque mot compte, y compris les plus banals, les plus insignifiants, aux qui font de ton quotidien, l’air de rien. Ces mots ensemencent le monde, et chacun d’entre eux contient une dose de magie. Le mot en « p » ne fait pas d’exception.

Dans vos cultures patriarcales, la perception de la femme est parfois biaisée, au point que certains d’entre vous en sont rendus là, à utiliser l’insulte la plus humiliante pour ponctuer leurs phrases. C’est une formule magique, et elle est prononcée sans soupeser son pouvoir, qui est pourtant énorme. Il est grand temps pour les femmes de sortir de cette image qui leur colle à la peau, cette image de la femme qui vend son corps au plus offrant, pour quelques dollars de plus. Car cette image est partie intégrante de la malédiction – littéralement, la « mauvaise parole » – qui empoisonne le monde, et les femmes doivent s’en défaire. Et pour que les choses soient limpides : non, ce n’est pas le plus vieux métier du monde. Encore un prétendu mal nécessaire ! Encore un boniment ! Car le plus vieux métier du monde, c’est être humain. Oui, vous avez bien lu : être humain. Et c’est un métier noble, infiniment plus ancien que l’avidité, cette illusion immature qui cherche à se faire passer pour une vérité ancestrale. Les femmes sont la clé du renouveau, et dans le combat qui oppose la vie à la destruction de la vie, elles doivent impérativement retrouver leur noblesse, leur force et leur lumière  – C’est une nécessité vitale, et je suis là pour les y encourager. » – Laurent Huguelit

[Source:]https://thewabisabihouse.wordpress.com


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Texte partagé par les Chroniques d'Arcturius - Au service de la Nouvelle Terre
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