Le système d’amarrage du prototype de vaisseau spatial chinois de nouvelle génération avec équipage. (Image : © SAST/CASC)

Un vaisseau spatial à équipage de nouvelle génération que la Chine prépare pour un essai en vol ce printemps semble pouvoir s’amarrer à la Station spatiale internationale (ISS).

Une image affichée par l’Académie des technologies de vol spatial de Shanghai (SAST) montre le système d’amarrage du nouvel engin spatial, qui semble compatible avec la norme internationale du système d’amarrage (IDSS).

La NASA, l’Agence spatiale européenne et l’agence spatiale fédérale russe, connue sous le nom de Roscosmos, utilisent des systèmes ou des adaptateurs compatibles avec l’IDSS. Ceux-ci sont utilisés à bord de l’ISS pour faciliter les rendez-vous et l’amarrage avec les vaisseaux spatiaux.

Le nouveau vaisseau spatial est conçu pour renforcer les capacités de la Chine à envoyer des êtres humains en orbite, réduire les coûts grâce à la réutilisation partielle et permettre aux astronautes de survivre à l’environnement de rayonnement et aux rentrées à grande vitesse des missions dans l’espace lointain.

Le vaisseau spatial, qui n’a pas encore de nom, mesure 8,8 mètres de long et pèse 21,6 tonnes au décollage. Il pourra transporter six astronautes, soit trois astronautes et 500 kilogrammes de marchandises à destination de la station spatiale chinoise prévue.

Un prototype de la prochaine génération de vaisseaux spatiaux avec équipage est en cours de préparation pour un vol d’essai au Centre de lancement de satellites de Wenchang. Le lancement sur une fusée Long March 5B est prévu pour la mi-avril ou la fin avril.

Le mécanisme d’amarrage de l’IDSS est androgyne. Un premier système de ce type a été développé et utilisé pour le projet de test Apollo-Soyouz de 1975, ce qui signifie que ni les vaisseaux spatiaux américains ni les vaisseaux soviétiques n’avaient de mécanisme « mâle » ou « femelle ».

La Chine a démontré ses capacités de rendez-vous et d’amarrage avec les vaisseaux spatiaux à équipage de Shenzhou et les laboratoires spatiaux Tiangong-1 et Tiangong-2, ainsi qu’avec le vaisseau cargo de Tianzhou.

Les systèmes de rendez-vous à bord des vaisseaux spatiaux, qui facilitent la manœuvre et l’adaptation des vecteurs et des vitesses pour les approches rapprochées, pourraient toutefois devoir être adaptés pour être compatibles.

Mais même si le nouveau vaisseau spatial chinois avec équipage peut techniquement se rendre à l’ISS et s’y amarrer, cela n’est pas possible actuellement sur le plan politique.

Alors que la Chine coopère avec l’ESA et la Russie, les États-Unis ont effectivement exclu la Chine du projet ISS. En 2011, le gouvernement américain a introduit dans la législation un texte, appelé « amendement Wolf« , qui restreint fortement les possibilités de coopération bilatérale entre la NASA et d’autres agences et des entités liées au gouvernement chinois.

Le vol d’essai du nouveau vaisseau spatial permettra également de tester le lanceur chinois Long March 5B. En cas de succès, la nouvelle fusée sera ensuite utilisée pour lancer les modules de 20 tonnes de la station spatiale chinoise.

Source: Space.com, le 30 mars 2020 – Traduction par Astro Univers


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Texte partagé par les Chroniques d'Arcturius - Au service de la Nouvelle Terre