L’inventeur du web, Tim Berners-Lee, a annoncé lundi une initiative mondiale pour sauver Internet de ses principales menaces, dont la désinformation et les violations du droit à la vie privée. Il s’agit selon lui d’une « feuille de route pour construire un meilleur Internet ».
Plus de 160 organisations, dont Facebook, Google et Microsoft, ont adhéré à ce « contrat pour le web ». Il demande entre autres aux entreprises signataires d’assurer la véracité de l’information qu’elles diffusent, de respecter les données personnelles des gens et de faire plus pour garantir que la recherche des bénéfices ne se fasse pas aux dépens des droits de la personne
.
Si nous laissons le web tel qu’il est, bien des choses tourneront mal. On pourrait se retrouver dans une dystopie numérique si les choses ne changent pas. Nous n’avons pas besoin d’un plan de 10 ans pour le web, nous avons besoin de changer le web maintenant
, a insisté Tim Berners-Lee en entrevue au quotidien The Guardian.
Le contrat rédigé par la World Wide Web Foundation présente des principes centraux pour les entreprises, mais aussi pour les gouvernements et la population en général.
Il demande notamment aux pays d’assurer un accès libre au web pour tout le monde. Sur le plan individuel, il demande aux gens de demander des comptes aux gouvernements et de bâtir des communautés fortes qui encouragent la conversation équilibrée et défendent les groupes marginalisés.
Défenseur du web libre
En 1989, Tim Berners-Lee avait imaginé un « système de gestion décentralisée de l’information », devenu l’acte de naissance du web.
Il était alors chargé de l’annuaire interne de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN). En marge de son activité, il cherchait à permettre aux milliers de scientifiques dans le monde de partager à distance leurs recherches sur les travaux de l’organisation.
Tim Berners-Lee n’imaginait toutefois pas que le web deviendrait le moteur capitaliste grappilleur de données qu’il est aujourd’hui. Il appelle donc depuis plusieurs années à sa décentralisation, ce qui explique en partie ses motivations derrière ce « contrat pour le web ».
L’ingénieur et informaticien a aussi travaillé l’an dernier sur le système Solid avec une équipe du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Ce système de conception logicielle ouvert permettrait de créer des applications, des services web et des logiciels qui ne conserveraient pas les données des internautes.
Avec les informations de The Guardian, NBC et CNN.
[Source:]https://ici.radio-canada.ca
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Texte partagé par les Chroniques d'Arcturius - Au service de la Nouvelle Terre
