Une planète naine aurait heurté la Lune peu après sa formation, cet impact expliquerait l’étonnante différence d’aspect de ses deux faces.

Début janvier 2019, la Chine a réussi le premier atterrissage d’une sonde, Chang’e-4, sur la face cachée de la Lune. L’engin était accompagné de deux petits nanosatellites qui ont photographié son arrivée. L’un deux a également fourni de nouvelles images de cette partie de la Lune. Elles rappellent une nouvelle fois l’étonnante dichotomie qui existe entre les deux faces. Celle que nous voyons est marquée par la présence de nombreuses “mers” qui sont en réalité de gigantesques coulées de lave. Sue la face cachée ces “mers” sont en revanche absentes. Mais il y existe un énorme bassin d’impact de près de 2500 kilomètres de large et des milliers de cratères plus petits.

Depuis que les sondes des programmes Luna (Russe) et Apollo (Américain), dans les années 60, ont révélé ces différences, les spécialistes sélènes tentent d’en comprendre l’origine. Une nouvelle étude menée par Meng Hua Zhu de l’Institut des sciences de l’espace de l’université de Macao les expliquent par un évènement cataclysmique qui s’est produit peu après la solidification de la croute lunaire, il y a plus de quatre milliards d’années.

À gauche la face visible de la Lune, à droite la face cachée. Crédit : Nasa/LROC.

Un astre un peu plus petit que Cérès

Selon le chercheur, qui publie son étude dans la revue Journal of Geophysical Research : Planets, notre satellite serait entré en collision avec une planète naine qui était placée sur une orbite d’interception avec cette dernière. C’est une hypothèse qui avait déjà été proposée mais Meng Hua Zhu lui a donné corps en réalisant quelque 360 simulations informatiques d’impacts. Le meilleur scénario implique la collision avec un astre de 780 km de diamètre animé d’une vitesse de 22.500 km/h. Du gigantesque impact qui s’est produit a résulté une immense quantité de débris et de matières qui se sont reposés sur la face cachée de la Lune formant une couche de 5 à 10 kilomètres au-dessus de la surface. Cette deuxième croute a été détectée par les sondes GRAIL, interprètent les scientifiques dans leur étude. Ce scénario expliquerait aussi le différences dans la composition isotopique de la matière lunaire et celle de la Terre.

[Source] https://www.sciencesetavenir.fr/


Texte partagé par les Chroniques d'Arcturius - Au service de la Nouvelle Terre
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