Filibert : Même si je suis septique sur la “Théorie du Réchauffement Climatique”, l’option de reforester la planète est une option intéressante pour le cycle de l’eau !

Si pour le carbone, une forêt en croissance absorbe du carbone en créant du bois, mais après une forêt mature absorbe et émet autant de carbone (par dégradation de la matière organique morte, feuilles, branches, troncs, en fin de cycle) et n’agit plus sur le taux de gaz carbonique dans l’atmosphère !

Et pourquoi se plaindre du passage de 300 ppm (parties par million) aux 420 ppm actuels qui permettent à la végétation de mieux se développer et d’augmenter les rendements agricoles de plus de 20%, car le CO2 est un “facteur limitant” à la croissance des végétaux dont l’optimum de croissance se situe plutôt avec une concentration de 50.000 ppm de CO2 (comme à l’ère du Carbonifère), ce qui est très loin des concentrations actuelles (115 fois moins !) !

La reforestation de la planète va surtout agir sur le cycle de l’eau, qui est le principal gaz à effet de serre très loin devant le CO2 !

Avec les arbres plus de 70% de l’eau des pluies vont réalimenter l’eau atmosphérique parson évapotranspiration nécessaire pour la photosynthèse des plantes, ce qui permettra de nouvelles pluies plus en profondeur dans les continents, et le reste alimentera les sources qui sont beaucoup plus régulières et abondantes avec des forêts !

La déforestation actuelle de l’Amazonie est en train d’affaiblir le cycle de l’eau, ce qui a conduit à l’apparition de périodes de sécheresse qui n’existaient pas auparavant !

N’oublions pas aussi du rôle protecteur très important des sols par les couvertures végétales permanentes comme les forêts !

Les sols fertiles, qui ne représentent même pas un milliardième de la masse de la planète, sont ce qui est le plus important pour l’existence de la vie sur la planète Terre !

Sans sols fertiles, plus de végétation, plus de régulation de l’eau et du climat, un enfer aride avec des températures extrèmes !

Les arbres à la rescousse de notre planète bleue ?

Le reboisement de la Terre pourrait, en théorie, ramener les gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique à leur niveau d’avant-guerre.

L’espace n’est pas ce qui manque : la Terre dispose encore d’une superficie supérieure à celle de la Chine pour héberger tous ces nouveaux arbres.

Une équipe de chercheurs suisses est arrivée à cette conclusion réjouissante en analysant la surface de la Terre à l’aide de 10.000 images capturées par des satellites.

Actuellement, notre planète dispose de 5,5 milliards d’hectares de forêts, une superficie qui équivaut à deux fois l’Europe environ.

Un chiffre qui semble énorme, mais pas quand on sait qu’entre 1,7 et 1,8 milliards d’hectares sont “vides”.

Soit la surface des États-Unis.

Ces terres ne sont pas dédiées à l’agriculture, pas plus qu’elles ne correspondent à des villes.

L’activité humaine n’y est même pas décelable.

Elles sont donc de parfaites candidates pour abriter des bois et forêts salutaires pour notre environnement.

Revenir aux niveaux de l’avant-guerre !

L’écologiste (entendez scientifique spécialiste de l’écologie, N.D.L.R.) suisse Tom Crowther évalue dans la prestigieuse revue scientifique Science que des arbres pourraient être plantés sans difficulté sur 0,9 milliard d’hectares.

Et ce n’est pas tout, selon les chercheurs suisses : même dans les villes et nos campagnes, il y a l’espace pour planter des arbres sur 0,7 milliard d’hectares environ, soit une superficie quasi équivalente à celle de l’Inde.

En calculant tout cela ensemble, une telle offensive verte suffirait à s’emparer de quelque 205 milliards de tonnes de carbone, les arbres étant capables de convertir le CO2 en matière et en oxygène.

Soit les deux tiers des quelque 300 milliards de tonnes de CO2 que l’homme aurait émis dans l’atmosphère depuis la révolution industrielle.
Édifiant. Mais une forêt ne se fait pas en un jour.

“Cela dure des dizaines d’années avant que le reboisement soit effectif”, nuance Tom Crowther dans son exposé.

“Mais si nous nous y mettons dès maintenant, on pourra réduire le taux de CO2 dans l’atmosphère d’un quart, c’est-à-dire jusqu’à des niveaux que l’on n’a plus connus depuis un siècle”.

Nos premiers alliés !

Des projections qui rencontrent l’analyse du GIEC diffusée au printemps dernier : l’organisation pour le climat avait chiffré à un milliard d’hectares le reboisement nécessaire pour, en combinaison avec une réduction radicale des émissions, contenir à 1,5 degrés le réchauffement de la Terre d’ici 2050.

Cet objectif est précisément celui auquel les dirigeants mondiaux se sont engagés dans le cadre des accords de Paris.

La suggestion des chercheurs suisses confirme que, grâce à la reforestation, cette cible est parfaitement accessible.

“Cela ne laisse même pas de place au doute”, se réjouit Tom Crowther dans Science.

“Les bois et forêts sont indéniablement l’un de nos alliés dans la lutte contre le réchauffement climatique”, souligne lui aussi René Castro, le numéro 2 de la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Le potentiel de reforestation mondiale est ici bien visible. Du jaune au bleu, de moins au plus suscepetible d’être planté. Les villes, terres agricoles, régions déjà boisées et marécageuses ont été exclus de la carte. © Crotwhter Lab

Mais pourquoi y penser seulement maintenant ?

Il semble que l’inaction des pays soit causée par une simple – et effrayante – méconnaissance de la problématique.

“Nos résultats montrent que plus de la moitié des pays qui ont pris des engagements en matière de reforestation, ont pris des engagements inférieurs à 50% de ce qu’ils pourraient faire assez facilement.

Et environ 10% des pays concernés par ces engagements ont pris des engagements de plus de 100% de ce qu’ils pourraient faire dans le meilleur des cas.

Nous espérons que cette carte permettra aux pays de prendre de meilleures décisions pour essayer de restaurer leur écosystème naturel”, explique à la RTBF le Belge Jean-François Bastin, qui a participé au projet suisse.

Planter c’est bien, mais encore faut-il gérer les forêts !

Mais à l’université de Wageningue, aux Pays-Bas, un son de cloche légèrement différent se fait entendre : Gert-Jan Nabuurs, collaborateur du GIEC et professeur en politique forestière dans l’UE, appelle à la prudence.

“C’est une publication très importante et franchement porteuse d’espoir.

Mais je pense aussi que les auteurs de la mesure font des prédictions particulièrement positives.

On peut aussi se demander si cela est bien réaliste”.

Gert-Jan Nabuurs pointe certaines contraintes aisément compréhensibles même par les néophytes, comme par exemple le fait que Tom Crowther et ses acolytes prévoient des forêts dans la toundra russe ou au Canada, alors que les hivers y sont bien trop rudes avec des températures de plusieurs dizaines de degrés en-dessous de zéro.

Puis, il y a l’entretien des bois et forêts.

Un bois qui se meurt entraîne la libération du CO2 retenu par ses arbres.

“Il faut donc une certaine demande en bois si vous voulez que les forêts restent en état”.

Ensuite, “planter des arbres est assez simple en soi.

Mais malgré tout, il vous faut à cette fin des connaissances en la matière, des pépinières et le personnel qualifié pour planter”.

Perte de confiance dans les solutions les plus naturelles ?

Malgré tous ces éléments non négligeables, c’est l’enthousiasme qui prime chez l’expert Gert-Jan Nabuurs.

“Dans les modèles habituels, on nous dit : pour limiter le réchauffement à 1,5 degrés, nous devons baisser nos émissions, mais c’est vrai que nous devons aussi compter sur le potentiel d’absorption des forêts”, reconnaît-il.

Rien de bien technologique, certes, et les États ont davantage pris le pli d’investir dans des solutions plus “modernes”.

“On est un peu vu comme des hippies de la science.

En gros, ça ne sonne pas assez high-tech.

Je pense qu’il y a beaucoup d’industriels et de gens, qui sont prêts à financer des solutions pour lutter contre le changement climatique, qui n’ont pas confiance en ce type de solutions”, s’étonne encore Jean-François Bastin.

Le WWF estime pour sa part que la reforestation est “cruciale” pour le climat, en plus de favoriser l’habitat des espèces et donc la biodiversité.

“Le défi prochain est de découvrir où et comment accélérer le processus de reforestation tout en continuant à nourrir une population mondiale croissante”, indique l’organisation dans un communiqué.

La densité des forêts tropicales :

Mais Tom Crowther et son équipe n’ont pas que de bonnes nouvelles dans leur chapeau.

D’après des analyses partielles, il semble que les modèles climatiques qui prévoient un développement des forêts en cas de réchauffement significatif de la planète se trompent.

Si le réchauffement repousse les limites forestières de plus en plus au Nord, avec de nouvelles forêts boréales au Canada et en Sibérie, ces nouvelles étendues vertes ne comblent pas les pertes engrangées dans les zones tropicales, notent les chercheurs suisses.

En effet, la densité des arbres dans les forêts tropicales est 60% plus élevée que dans celles des taïgas du Nord, on ne peut donc pas parler de compensation absolue.

Sur les cartes détaillées de Tom Crowther, on remarque par ailleurs que la Belgique et les Pays-Bas font partie des pays où la reforestation est envisageable.
Ce sont surtout les zones frontalières entre les deux pays mais aussi l’Achterhoek (est des Pays-Bas et Allemagne) qui sont susceptibles d’être reboisés.

[Source] http://www.wikistrike.com/2019/07/reboiser-la-terre-suffirait-a-enrayer-le-rechauffement-climatique-et-c-est-possible.html

[Source] https://changera.blogspot.com/2019/07/reboiser-la-terre-pour-le-climat.html

 


Texte partagé par les Chroniques d'Arcturius - Au service de la Nouvelle Terre
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