Un thème récurrent aujourd’hui c’est les dépendances. La grande majorité des gens aujourd’hui souffrent d’une forme ou autre de dépendance. La plupart n’en ont pas conscience. Tout peut être une dépendance : la plus connue — l’alcool. La plus pernicieuse : dépendances affectives et sexuelles. Entre ces 2 pôles il y a la cigarette, les drogues douces ou dures, la nourriture (anorexie et boulimie ou simplement gourmandise), la télévision, le jeu, les jeux électroniques, le travail (le terme anglais dit « workaholic »), l’attachement à ceux qui nous font du mal, la codépendance (la dépendance à des dépendants), la lecture d’évasion, les habitudes malsaines, etc., etc., etc. la liste est interminable. Même lire les journaux ou écouter les nouvelles peut devenir une dépendance, car cela abaisse l’énergie vitale. Le plus souvent les gens sautent de l’un à l’autre juste assez longtemps pour se nuire, mais pas suffisamment pour s’apercevoir qu’ils ont un problème. C’est un état d’être qui est créé par le système technocratique dans lequel nous vivons. Elle abaisse le niveau d’énergie et de conscience des Hommes qui sont alors plus faciles à manipuler et plus enclines de se fondre dans la masse.
Je connais bien ce sujet. J’ai un tempérament compulsif et j’ai un penchant pour les dépendances. Beaucoup de Premières Nations ont des problèmes avec les dépendances. Les dépendances sont rares dans la vie naturelle, car nos habitudes suivent les saisons, elles sont équilibrées par la nature. Donc, c’est une adaptation très difficile, lorsque confrontée à une vie artificielle qui est imposée par des gens déjà formatés par ce système. Vivre sous le joug féodal, d’une monarchie, d’un gouvernement, d’un système où les libertés sont restreintes, où la vie est compliquée et ardue, où la nature est brimée et détruite, où la joie est disparue pour être remplacée par des plaisirs, c’est dur ! Malheureusement, ces dits plaisirs sont souvent malsains et avec le temps deviennent des dépendances. Heureusement, la pratique spirituelle peut beaucoup aider.
Il y a rarement un jour qui passe où je ne confronte pas mes démons intérieurs. J’ai donc exploré ce sujet à fond, et ce depuis longtemps. Avant de rentrer dans le vif du sujet, il est important de comprendre qu’il n’y a pas de remède unique et généralisé à ce problème. Il y a certainement des solutions qui ont fait leurs preuves, mais aucune solution ne convient à tous. Certains prennent le sentier d’une guérison spirituelle avec leurs pairs (les AA, NA, et autres mouvements anonymes dont nous reparlerons) et d’autres par la thérapie, la psychologie ou la religion. Certains réussissent à se guérir sans aide extérieur et d’autres ont besoin de l’appui de beaucoup d’êtres pour s’en sortir. D’autres ne réussissent pas et se retrouvent à l’hôpital, en prison ou dans la tombe. Chaque être suit son propre sentier, mais dans tous les cas le remède vient de la découverte et l’acceptation du Divin qui vit à l’intérieur de nous. Ceux qui se rétablissent n’ont pas toujours conscience que c’est cette découverte du Divin en eux qui est responsable de leurs guérisons et cette compréhension n’est pas requise pour qu’ils puissent guérir. Ce qui fait que ce sujet est à la fois très simple et très complexe. Mais voilà, c’est un sujet qui est important d’aborder ensemble, car la libération de nos vilaines habitudes est une victoire qui nous illumine tous et toutes. De suivre une voie éclairée nous aide tous et toutes à progresser vers la joie, l’amour, la paix et la guérison de la terre.
En fait, le désir que l’on a de consommer des substances, ou de s’abimer dans nos dépendances, n’est pas un mal en soi. Ce désir est de l’énergie pure qui émane du potentiel que nous avons à manifester. Ce sont les déviations subies en interaction avec un système technocratique contrôlant et répressif qui brime l’expression saine de ce potentiel.
Dans la société, l’humain est conditionné et manipulé afin d’entrer dans des comportements préétablis pour devenir un rouage du système. Ces comportements répondent à des stéréotypes dont le but est d’asservir les êtres humains en diminuant leurs énergies vitales pour qu’ils ne puissent pas réfléchir, comprendre la vérité et se libérer, et donc les rendre dépendants et au service du système technocratique. La plupart des humains aujourd’hui payent des taxes et des impôts. Les sociétés actuelles, au contraire des communautés autochtones, rejettent ceux qui sont incapables de se conformer aux normes établies. Cette dynamique fait que certains se retrouvent en prison, en asile psychiatrique, dans un bidonville, dans la misère des ghettos ou dans la rue, sans abri, rejeté de tous. Dans un tel contexte, il est perçu comme dangereux d’exprimer notre potentiel. En vérité, nous sommes tous uniques, et de manifester notre potentiel inné de sagesse qui conduit à nos talents spécifiques nous différencie automatiquement des autres et c’est une bonne chose. Ainsi, lorsque cette énergie vitale monte en nous, comme elle va très souvent à l’encontre des schémas établis par la société, nous allons parfois l’arrêter par des activités abaissant notre vitalité. Ceci a pour effet d’annuler cette énergie qui cessera pour un temps de vouloir s’exprimer. Ainsi, disparaît pour quelques heures la peur de devenir différents des autres et donc un l’objet du harcèlement et des cruautés qu’exercent automatiquement les gens qui sont bien intégrés au système contre ceux qui semblent différents. La programmation que nous avons tous reçue est d’attaquer automatiquement ceux qui ne semblent ne pas se conformer à la norme. Même les enfants dans les écoles primaires font démonstration de cette programmation.
Toutes les activités abaissant notre énergie vitale pourront être utilisées pour arrêter la montée de notre potentiel qui cherche à s’exprimer : trop manger, boire une quantité excessive d’alcool, parier son argent à des jeux de hasard où nous sommes invariablement perdants, fumer d’une façon compulsive, travailler avec acharnement, etc. Cela deviendra, avec le temps, des dépendances. Le corps s’habituera à cette façon de réagir et la recherchera automatiquement.
Nous subissons de nombreux traumatismes émotionnels dans notre monde moderne. Les familles ne sont pas souvent ensemble, car elles passent la majeure partie du jour, soit pour les enfants dans les écoles qui ne sont pas construites pour inspirer la joie et conduire au jeu, soit les parents doivent travailler dans des emplois qui ne sont pas toujours ce qu’ils aiment faire. Le monde est dur, la justice est aveugle et le système utilise des administrations bureaucratiques déshumanisantes, la police et les armées pour mettre en application ses décrets. Ainsi, nous avons été soumis à beaucoup d’expériences inhumaines qui ont étranglé nos corps émotionnels. Les dépendances peuvent être utilisées pour masquer la douleur venant de ces traumatismes non résolus. Il y a toujours en nous une énergie qui cherchera à nous apporter guérison. Ces énergies nous différencient des autres ainsi nous aurons tendance encore à chercher un moyen de refouler ces émotions. Un bon exemple : qui accepterait de commencer à pleurer à chaudes larmes et rechercher la consolation auprès des collègues au travail ou des étudiants à l’école ? L’expression de nos émotions est une excellente manière de trouver la guérison émotionnelle d’expériences traumatiques, mais ceci n’est pas accepté dans nos sociétés technocratiques. Ainsi, le recours à des substances ou activités qui vont masquer la douleur qui ne trouve pas résolution.
Pour favoriser la transformation de nos mauvaises habitudes, nous pouvons travailler directement sur le plan biochimique, en mettant sous la langue un petit morceau d’améthyste préalablement purifié et programmé[1]. Le corps recevra ainsi un message lui ordonnant de transformer les mauvaises habitudes et nous chercherons à prendre cette énergie montante, en l’acceptant et la canalisant autrement que dans une dépendance. Les deux sont nécessaires : la volonté et l’effort de changer de direction, et la pierre programmée. Conservez le morceau d’améthyste le temps nécessaire pour transformer ce désir et le canaliser dans une autre activité qui répond mieux à l’expression de vos talents, comme faire de la musique ou autre activité que vous aimez.
Ce qui est utile de comprendre ici, c’est que l’énergie du désir n’est pas mauvaise en soi. C’est l’habitude que nous avons prise de l’orienter dans des activités qui diminuent l’énergie vitale qui constitue un obstacle à la réalisation de notre plein potentiel. Cela finit par créer des dépendances qui sont néfastes, mais qui peuvent être transformées. Si nous réalisons cela et continuons à canaliser l’énergie du désir dans les activités qui nous permettront de nous découvrir et développer nos dons uniques et notre mission de vie, les dépendances n’auront plus raison d’exister.
La dépendance affective est sans doute l’une des dépendances les plus fortes et douloureuses surtout lorsque l’objet de la dépendance s’en va. Souvent alors elle se transpose sur des animaux domestiques puisque les relations avec les humains sont parfois trop conditionnées pour être vécues sainement. Il est facile de croire que notre bonheur dépend des autres, que l’amour essentiel à la vie doit venir des êtres qui nous entourent. Les gens souffrent de dépendance affective pour diverses raisons, notamment parce que la civilisation technocratique ignore les besoins émotionnels de base de l’être humain. L’individu dans le système manque d’autonomie émotionnelle véritable. Cette lacune existe en partie parce que les gens ignorent qui ils sont et quelle est leur raison d’être. Ils n’ont parfois aucune ligne directrice et très peu de points de repère, de modèles de vie pour s’orienter dans leur recherche intérieure. Il est significatif que ceux que les gens admirent beaucoup aujourd’hui, les acteurs du cinéma, passent leurs vies a prétendre être quelqu’un d’autre. Ce vide se comble souvent par des dépendances, dont la dépendance affective à des gens qui ne sont pas ceux avec qui nous devrions vivre.
L’alcoolisme, la toxicomanie, la dépendance affective et sexuelle et autres constituent une « maladie de l’âme », dont la progression peut souvent être arrêtée par un programme spirituel comme ceux préconisés par les AA (Alcooliques Anonymes). Ce programme spirituel en 12 étapes, propre à cette association internationale, peut aider à rééquilibrer et à transformer les programmations que la dépendance a enregistrées dans le corps, la physiologie et la psyché. Ainsi, une solution à ces problèmes de dépendance a été trouvée par les dépendants eux-mêmes. Ce programme spirituel préconisé par les Alcooliques Anonymes a créé de nombreux autres mouvements similaires qui suivent les mêmes douze étapes : Narcotiques Anonymes, Cocaïnomanes Anonymes, les Outre-Mangeurs Anonymes, les Dépendants Sexuels et Affectifs Anonymes, Joueurs Anonymes, etc. L’un de mes Aînés de la nation Mohawk est membre de ce mouvement et a longtemps dirigé un centre de traitement pour autochtones aux prises avec des dépendances. Il disait que ce programme spirituel pouvait s’intégrer à toutes les religions du monde parce qu’il préconise un mode de vie spirituelle universel. Les cercles anonymes sont très populaires parmi les Premières Nations. Les mouvements anonymes ont permis à un nombre incalculable de gens d’entrer en relation avec leur Puissance Supérieure et ainsi transformer leurs dépendances en un mode de vie qui a un sens. Cette approche a l’avantage d’être gratuite et animée par les dépendants eux-mêmes. Elle existe dans tous les pays du monde.
La plus énorme et dangereuse dépendance qui nous affecte tous est la dépendance à la technologie. Celle-là va nécessiter des générations et des générations pour atteindre la libération, car nos corps ont été atrophiés par la dépendance aux outils mécaniques et électroniques. Nous avons perdu les connaissances et les aptitudes pour vivre simplement au sein de la nature. Il n’y a que le Divin dans l’être humain qui puisse répondre aux besoins spécifiques de l’époque charnière où nous vivons.
Pour que notre recherche spirituelle soit fructueuse, il est très important de ne pas fonder nos valeurs sur des croyances venant d’un maître, d’un gourou, d’une religion ou d’une spiritualité, mais avec la connaissance innée qui vient de l’expérience et de la sagesse venant de l’intérieur et de la nature. Ceci est typique de l’enseignement des Premières Nations. Par exemple, un de mes aînés me répétait très souvent « je ne veux que les philosophies qui m’enseignent à faire pousser le maïs » ce qui voulait dire « assure-toi que tous les enseignements que tu acceptes puissent être mis en pratique au quotidien ». Les enseignements que nous recevons doivent produire de bons fruits. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps avec de belles paroles qui nous aveuglent et nous hypnotisent. Le temps est passé où nous pouvions croire sur parole un maître, un gourou, un prêtre ou un pape et dépendre de lui pour notre évolution spirituelle. Nous devons assumer notre souveraineté spirituelle et prendre la responsabilité d’évaluer avec discernement ce qui nous est offert. Nous pouvons participer aux plus grandes cérémonies ou recevoir les meilleurs enseignements du monde, si nous ne nous sentons pas mieux après en avoir bénéficié, si nous ne pouvons les appliquer dans notre vie au jour le jour, si la nature autour de nous ne s’en trouve pas mieux, c’est qu’ils ne sont pas adaptés à nos besoins. Avec le temps ils peuvent cacher la véritable piste ou sentier de vie qui est la nôtre.
En effet, mon expérience des dépendances m’a montré que c’est véritablement en suivant mon sentier de vie, ma sagesse innée, le Divin en moi, que je me libère du besoin de sources extérieures à mon bonheur. Les mouvements anonymes appellent cela notre Puissance Supérieure, la psychologie lui donne d’autres noms, la religion encore d’autres appellations. L’important c’est de comprendre que la vérité libère et que la vérité est en nous, dans notre cœur, dans notre relation intime avec le Divin qui Lui s’exprime sans cesse dans la création. Les Peuples Premiers qui vivent dans la nature ont appris à reconnaître l’action de cette force de vie dans les lieux et les êtres vivants. C’est l’expérience au sein du monde de cette énergie qui anime les pratiques des peuples autochtones. Cela peut s’apprendre aujourd’hui. Mais cela est une tout autre discussion.
[Source] https://aiglebleu.net/
- POSER UN GESTE D'AMOUR -
Une contribution volontaire
aide véritablement à maintenir ce site ouvert
et ainsi vous devenez un Gardien Passeurs en action.
CLIQUEZ ICI POUR CONTRIBUER
Merci
Texte partagé par les Chroniques d'Arcturius - Au service de la Nouvelle Terre
